Copargo
Présentation de la Commune de Copargo
Traversée par la Route Nationale Inter-États (RNIE) n°3 et située à 510 km de Cotonou (capitale économique du Bénin) et à 20 km au Nord-Ouest de la commune de Djougou (chef-lieu du département de la Donga), la commune de Copargo est limitée au nord par les communes de Natitingou, au Nord-Est par les communes de Péhunco et de Kouandé, au Nord-Ouest par Boukombé, au sud par la commune de Ouaké, à l’est par la commune de Djougou et à l’ouest par la République du Togo (carte 1). Elle s’étend sur une superficie de 876 km2 (RGPH 4). Copargo est l’une des quatre (04) communes du département de la Donga.
Conformément à la loi n° 2013-05 du 15 février 2013 portant création, organisation, attributions et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin, Copargo est subdivisée en quatre (04) arrondissements à savoir : Copargo, Anandana, Singré et Pabégou. Elle compte présentement quarante-six (46) villages/ quartiers de ville.
L’administration locale comporte donc trois (03) niveaux : la commune, l’arrondissement et le village ou quartier de ville. La commune est dirigée par un Conseil Communal présidé par le Maire qui est assisté de deux adjoints. Les conseillers communaux sont élus dans tous les arrondissements de la commune. Le conseil communal compte dix -sept (17) conseillers.

Relief
Le relief de la commune de Copargo est caractérisé essentiellement par une zone montagneuse dominée par la chaîne de l’Atacora avec son point culminant qui atteint 654 m à Tanéka-Koko, et une zone constituée de vastes plaines boisées alternées de cuvettes et de vallons. Dans la zone montagneuse, le relief est un peu accidenté.

Climat et Hydrologie
Le climat qui prévaut dans la commune de Copargo est de type soudano-guinéen nuancé par le relief atacorien, caractérisé par une saison sèche qui couvre la période de mi-octobre à mi-avril et une saison pluvieuse entre mi-avril et mi-octobre. Alors que la saison sèche est marquée par l’harmattan, un vent sec et frais qui souffle de décembre à février, la saison pluvieuse connaît des précipitations oscillantes entre 800 mm et 1300 mm avec des maximas atteignant parfois 1492 mm. Les mois d’Août et de Septembre sont généralement les plus arrosés dans l’année.
C’est dans cette commune et précisément dans la localité de Tanéka-Béri que le fleuve Ouémé prend sa source et coule vers l’océan Atlantique. En saison pluvieuse, les cours d’eau entraînent des submersions favorables à la pratique de la riziculture dans les bas-fonds.
La commune est traversée et arrosée par plusieurs cours d’eau sur environ 55 km dont un (01) fleuve et trois (03) sources. Les plus importants sont le fleuve Ouémé au Bénin, le fleuve Kéran au Togo, qui prennent leurs sources à Tanéka-Béri, le fleuve Sounchour/Binah au Togo qui prend sa source à Téval, le Yari, le Gbangbaré, le Saguigui, le Pabégou, le Baana, le Sountchoulou, le Danêgué, le Sounêgou, le N’kouéma et le Makoulouhou. Tous ces cours d’eau ont des écoulements saisonniers, à l’exception de l’Ouémé qui coule en permanence vers l’océan Atlantique. Le comblement, l’ensablement, le tarissement et la pollution sont les principaux problèmes auxquels ces ressources sont confrontées. La figure 3 montre le réseau hydrographique de la Commune de Copargo.

Sol, Végétation et Faune
Les types de sols rencontrés dans la commune de Copargo ont les mêmes caractéristiques que ceux des autres communes du département de la Donga. Il s’agit en l’occurrence des sols ferrugineux tropicaux lessivés non concrétionnés et indurés, sols légers à faible capacité de rétention d’eau qui couvrent surtout les arrondissements d’Anandana et de Singré, les sols ferralitiques (toulél) et quelques rares sols à tendance hydromorphe rencontrés aux pieds des sommets et dans les berges du fleuve Ouémé. Ces sols ont besoin d’importants apports en matière organique pour la reconstruction de la couche humifère sur les parcelles mises en culture.

La végétation est dense le long des cours d’eau et constitue ainsi des forêts galeries. On distingue des savanes arborées et arbustives à dominance Vitellaria paradoxa (karité) et Parkia biglobosa (Néré), deux essences forestières protégées qui se rencontrent partout dans la commune de Copargo. On y rencontre aussi d’autres essences comme le manguier, le caïlcédrat, l’eucalyptus, le teck, l’anacardier et Afzelia africana. Il existe dans la commune une forêt classée d’une superficie de 1091 ha et des forêts sacrées, conservées sur le plan traditionnel pour divers usages, notamment pour conjurer les mauvais sorts. Cette deuxième catégorie de forêt est essentiellement constituée des espèces ligneuses appelées akomèni en sola, kpalélé en dendi ou kpalélén en yom.

Peuplement
La commune est peuplée en majorité des Yoa. Les Lokpa et les solla (piyopè) viennent respectivement en 2ème et 3ème position. Les Yoa occupent à 99% la totalité du territoire des trois (03) arrondissements (Copargo, Singré, Pabégou) sur quatre (04) que compte la commune. La population Yoa et Lokpa représente 82 % de la population, les solla ou Piyopè environ 13%, les Haoussa et les Dendi 2%, les Bètammaribè (1 %) et les Peuhls (1 %). On y rencontre également d’autres groupes socio-ethniques tels que les Bariba, les Boufalé, les Fon et quelques Yoruba qui représentent 1 %. La commune de Copargo s’est illustrée ces dernières années dans les conflits entre certains groupes socioculturels. Les plus fréquents opposent les Yoa autochtones aux minorités Dendi et Haoussa à cause de la mauvaise gestion du foncier ou suite à la dégénérescence des accrochages entre familles ou clans. Dans les arrondissements périphériques, la cohabitation entre autochtones et allogènes peuhls est mise à mal par les litiges nés de la destruction des cultures par les troupeaux de boeufs. Même à l’intérieur d’un même groupe socioculturel, la cohabitation entre clans est mise à l’épreuve par la résurgence de conflits séculaires.
Les religions modernes sont les plus dominantes dans la commune. La religion islamique vient en tête avec 53,8 %, les religions chrétiennes et traditionnelles suivent respectivement avec 20,30 % 11,60 %. Des flux migratoires sont observés davantage dans le sens des sorties vers le Borgou, l’Alibori, les collines et vers les pays comme le Togo, le Ghana, le Nigéria, le Niger, le Gabon, l’Algérie, l’Allemagne, l’Italie, le Koweit etc. Ce phénomène touche les jeunes (hommes et femmes) en quête de terres fertiles et d’emplois saisonniers rémunérateurs dans le secteur agricole ; ce qui réduit la main d’oeuvre pour les secteurs productifs.
Réalités Sociaux Culturelles
Le contexte socio-économique de Copargo révèle que la commune regorge d’énormes potentialités non exploitées dont la valorisation peut contribuer au développement économique et social.
L’économie locale est composée des activités du secteur primaire (agriculture, élevage, chasse ; Sylviculture et exploitation forestière ; pêche, pisciculture et aquaculture) ; du secteur secondaire (transformation de produits agricoles, fabrication d’article d’habillement, travail du bois) et du secteur tertiaire (Commerce et réparation d’automobile et de motocyclette, commerce de gros et activités intermédiaires, artisanat, tourisme, etc.).
La production agricole constitue la principale activité économique suivie de l’élevage et du commerce. L’agriculture est de type extensif sur brûlis et reste dépendant du climat et des engrais. La production est orientée vers les céréales et les tubercules. L’élevage est de type traditionnel avec un recours limité au soin vétérinaire.
Quant au commerce, il est caractérisé par la mise sur le marché des produits agricoles comme l’igname, les céréales, les noix de cajou et également les produits manufacturés.
Sur le plan du revenu par tête d’habitant, l’Enquête Modulaire sur les Conditions de Vie des ménages (EMICOV, 2015) a fait ressortir que le pourcentage de personne dépensant moins d’un dollar par jour est assez élevé 93.91% de la population. Ceci montre la pauvreté de la majeure partie de la population. Aussi, on note un départ massif des jeunes à la recherche du mieux-être.
Le tourisme à Copargo
Sites touristiques
Taneka beri, le palais royal, la forêt sacrée de Foungou, le parc à Karité de babazouré et leur rocher
Pratiques culturelles et cultuelles
(Dafarm, Kpama, Koussarou, Kamoourou, Gbindi, Woulouman solomou, luttre traditionnelle Sankarli
Potentialités touristiques
les forets sacrées, la grotte; la vue panoramique, les tombes sacrées, le patrimoine humain vivant
Evènements initiatique
Kpama, koussarou, Gbanr
Education formelle
Enseignement maternel et primaire

Source : Région Pédagogique de Copargo , décembre 2022
Toutes ces 10 écoles maternelles sont publiques. Tous les arrondissements abritent au moins une école maternelle.
Elles disposent de 14 salles de classes dont 13 sont en matériaux définitifs et 01 en matériaux précaires. L’effectif des apprenants est de 753 en 2022 dont 46,88 % sont des filles. Les mobiliers sont composés de 527 chaises et 496 tablettes. Ces enfants sont encadrés par 10 animateurs.
Enseignement primaire
En ce qui concerne cet ordre d’enseignement le point de situation au titre de l’année scolaire 2022-2023 se présente comme suit :
Point de situation de l’enseignement primaire dans la commune de Copargo

Source : Région pédagogique de Copargo, décembre 2022
Dans la commune de Copargo on dénombre au total 80 écoles primaires publiques. Chaque village administratif dispose d’au moins une école primaire sauf dans certains quartiers agglomérés où les populations de quartiers contigus partagent la même école. Les écoles primaires de la commune sont inégalement réparties dans les 04 arrondissements. Selon les données chiffrées de la Région pédagogique de Copargo, décembre 2022, 590 salles de classes sont disponibles et 406 sont utilisées soit un pourcentage de 68,81 %.
le nombre d’écoliers au titre de l’année scolaire 2022-2023 selon Région pédagogique de Copargo, Décembre 2022 est 13737 enfants avec 45 % de filles comparativement à l’année scolaire 2020-2021 qui a enregistré un nombre d’écoliers égal à 11252 enfants avec 44,51 % de filles. Sur les 80 EPP de la commune, 70 disposent de cantines scolaires. Celles qui n’en disposent pas sont dans les grosses agglomérations de Copargo et de Pabégou.
Evolution des effectifs d’écoliers au cours des 3 dernières années scolaires

Source : Région pédagogique de Copargo, Décembre 2022
On note que des efforts sont faits pour une augmentation de la part des filles qui fréquentent une école primaire au fil des années.
La répartition des écoliers selon le genre se présente comme suit :

Source : Région pédagogique de Copargo, Décembre 2022
Au cours de l’année scolaire 2022-2023, les écoliers et écolières sont encadrés par 232 enseignants et dans 80 écoles avec 406 salles de classes utilisées sur 590 salles disponibles.
Evolution des ratios élèves par maître, élève par salle de classe et élèves au cours des 3 dernières années scolaires

Source : Région pédagogique de Copargo, Décembre 2022
L’objectif fixé par le Plan Décennal de Développement du secteur de l’Education (PDDSE) pour le ratio élèves par maître est de 40 en 2015. Dans la commune, le ratio élève/enseignant passe de 42 en 2021 à presque 59 en 2023 ; même s’il y a une baisse relative d’un point, il n’en demeure pas moins qu’il y a un écart de 17 élèves par rapport à l’objectif fixé dans le PDDE 2006 - 2015. Toutefois, ce ratio varie d’une école à une autre et d’un arrondissement à un autre à l’intérieur de la commune. Des efforts restent encore à faire en matière d’enseignants dans les écoles de la commune de Copargo. Par ailleurs, le ratio élève par salle de classe est établi à 33,83 contre un objectif fixé à 40 élèves par salle en 2015.
Enseignement secondaire
L'effectif du personnel enseignant déployé dans les Collèges d’Enseignement Général (CEG) de la commune est passé de 74 en 2020-2021 à 78 en 2022-2023. Le personnel sert dans quatre (04) collèges publics dont trois (3) comportent de second cycle. A ces collèges publics, s’ajoutent celui à statut privé ou confessionnel. A l’échelle de la commune, le nombre de collèges privés et confessionnels est de un (01). Les collèges publics disposent de 71 salles de classes dont 66 en matériaux définitifs. Les taux de réussite des élèves de la commune de Copargo sont dans une progression continue durant les trois dernières années scolaires.
Les champs de compétences des communes à statut ordinaire ne s’étendent pas aux collèges d’enseignement secondaire.
Taux de réussite au BEPC ces trois dernières années scolaires

Source : Statistique DDETFP Donga, 2023
Taux de réussite au BAC ces trois dernières années scolaires

Source : Statistique DDETFP Donga, 2023
Répartition des infrastructures scolaires dans la commune de Copargo

Alphabétisation et éducation non formelle
Elle offre l’opportunité aux personnes adultes qui n’ont pas eu la chance de l’instruction à bas âge d’apprendre à savoir écrire et lire dans leur langue. L’alphabétisation comporte deux modules : l’alphabétisation initiale et la post alphabétisation. Pour la post-alphabétisation, les effectifs d’apprenants en 2022 est de 61 dont 21 femmes. Elle bénéficie de l’appui de deux encadreurs dont le superviseur. Elle est accompagnée par l’ONG IGBALA avec l’appui technique de l’ONG SIAN’SON sous financement de la Coopération suisse. La langue enseignée est le Yom.
Infrastructures sanitaires et soins de santé
Etat des lieux des formations sanitaires dans la commune de Copargo


Source : Centre de Santé Communal de Copargo, décembre 2022
Du point de vue infrastructurel, la commune de Copargo abrite neuf (09) formations sanitaires publiques dont le centre de santé de la commune (CSC). De l’analyse du point des infrastructures en place, on peut souligner que tous les arrondissements de la commune de Copargo abritent une formation sanitaire.
Commencez par le client: trouvez ce qu'il veut et donner-le lui.
Production végétale
L’agriculture représente la principale activité dans la commune de Copargo. Elle occupe la majeure partie de la population de la commune, 7 365 ménages y travaillent (RGPH4) dont 7 326 pour la production végétale, 6 207 pour la production animale et 2 091 pour la transformation agroalimentaire (DSA). Elle est également la source majeure de revenus de la population. La commune dispose de terres favorables à la production agricole. L’agriculture y est en général extensive, de type itinérant sur brûlis et dépendant du climat. Les techniques et outils utilisés demeurent essentiellement traditionnels. L’essentiel des travaux champêtres est fait manuellement en recourant à la force musculaire de l’homme. Les équipements utilisés sont rudimentaires (la houe, la daba, le coupe-coupe, la hache etc…). La culture sur brûlis pratiquée dans la commune engendre la dégradation des ressources naturelles et ont pour corollaire la baisse continue des rendements agricoles, la diminution de la superficie des terres cultivables, la rareté du pâturage et des points d’eau pour abreuver le bétail.
Les acteurs du secteur agricole sont organisés à travers des faîtières.
Plusieurs cultures sont pratiquées dans la commune à savoir :
• les céréales (maïs, riz, sorgho) ;
• les racines et tubercules (igname, manioc, patate douce) ;
• les légumineuses (voandzou, niébé) ;
• le maraîchage (tomate, piment et gombo) ;
• les cultures de rente (arachide, soja, anacarde et coton).
Les exploitations sont de type familial, de petites tailles et extensives. Quelques femmes individuelles ou en groupements se livrent aux activités de maraîchage.
La commune de Copargo se trouve dans le Pôle de Développement Agricole 4 (PDA4) composé des communes de N’Dali, Nikki, Parakou, Pèrèrè, Tchaourou, Bassila, Copargo, Djougou, Ouaké, Bantè, Dassa-Zoumè, Glazoué, Ouèssè, Savalou, Savè et Djidja.
Les statistiques agricoles sur la production des principales cultures de la commune durant les 3 dernières campagnes agricoles sont contenues dans le tableau ci-dessous :
Evolution de la production des vivriers de 2018 à 2022

Source : Statistiques agricoles, Direction de la Statistique Agricole, MAEP, janvier 2023
Il ressort que dans la catégorie des cultures vivrières, les fortes productions sont associées aux cultures de : Igname, manioc et maïs.
Evolution de la production des cultures de rente 2016 à 2019

Source : Statistiques agricoles, Direction de la Statistique Agricole, MAEP, Janvier 2023
Acteurs des filières, rôles et relations : les acteurs directs des filières agricoles d’origine végétale sont généralement les suivants :
- les semenciers qui ont à charge la production de semences certifiées et/ou de bouture acquis généralement en semences de base près du centre de recherche agricole et qui assurent la reproduction sous le contrôle de l’ATDA ;
- les producteurs qui assurent la production de masse en vue d’assurer leur propre alimentation et le ravitaillement des marchés d’écoulement. En outre, les meilleurs grains sont réservés pour les semences de l’année prochaine ou bien auprès des autres producteurs ayant obtenu de bons rendements ou encore auprès des semenciers.
- les acheteurs primaires qui se rendent dans les fermes ou les lieux de stockage de ces produits pour l’achat. Parfois ces acheteurs ont financé la campagne agricole du producteur et en retour ils sont remboursés en nature en évaluant la quantité du produit qui correspond au crédit de campagne mis en place. Ainsi les producteurs ont une faible influence sur la fixation du prix de vente de leurs produits.
- les transformateurs s’approvisionnent en matières premières auprès des producteurs ou des acheteurs. Cette activité est beaucoup plus aux mains des femmes Les produits transformés sont : le soja en fromage, le karité en beurre, le riz en riz étuvé, le manioc en gari et le lait de vache en fromage, le karité en beurre.
- les commerçants parmi lesquels on distingue les commerçants locaux qui sont des commerçants qui achètent à l’échelle de la commune et les commerçants étrangers provenant pour la plupart du sud, du centre ou du Nord Est Bénin et des pays voisins.
Il existe des Agribusiness Clusters (ABC) dans les filières karité et soja, mis en place et animés avec le soutien du ProAgri/GIZ. Ces ABC regroupent des semenciers, des producteurs, des transformatrices et des commerçants. Les transformatrices ou les commerçants jouent le rôle d’agrégateurs, acteurs qui organisent la CVA en achetant les produits auprès des producteurs, et assurer la mise en marché. Les préoccupations de ces ABC sont généralement portées par la plateforme de dialogue qui en assure le plaidoyer auprès de la mairie. Le rôle de ces ABC est reconnu par l’Etat qui fait des clusters un outil d’accès au marché. Pour ce faire, il est nécessaire que la mairie de Copargo assure un ancrage des ABC à travers une politique de promotion, ce qui va favoriser la participation des agrégateurs aux investissements dans le secteur agricole, et aussi faciliter l’accès des produits au marché durablement.

L’état des lieux du sous-secteur de la production végétale montre que les contraintes rencontrées sont : pénibilité des opérations culturales, faible rendement, difficulté d’accès aux bas-fonds, faible accessibilité aux semences, aux plants améliorés et aux intrants agricoles, le bradage des récoltes, les difficultés de conservation, la destruction des cultures et des récoltes par les animaux.
Production animale
La production animale se pratique dans tous les arrondissements de la commune de Copargo. Les principales espèces élevées dans la commune sont : les volailles, les caprins, les ovins et les bovins. Le tableau suivant présente le nombre de têtes d’animaux.
Nombre de têtes d’animaux dans la commune

Source : Statistiques agricoles, Direction de la Statistique Agricole, MAEP, janvier 2023
les poulets locaux sont les plus importants en termes de têtes devant les caprins et les pintades.
Les contraintes liées à l’élevage dans la commune sont : conflits entre éleveurs et agriculteurs liés à l'insuffisante gestion de la transhumance, difficultés d’alimentation et d’abreuvement notamment, en saison sèche.
Apiculture
A la faveur du couvert végétal de la commune, l’apiculture y est en développement. Au-delà de son effet bénéfique pour l’environnement, l’activité constitue une excellente opportunité de diversification d’activité génératrice de revenus pour la population locale. Le miel de bonne qualité produit à Copargo est déjà disponible sur le marché et fait la fierté des apiculteurs de la commune.